Le marché de la restauration en Chine.

West lake restaurant

Si vous souhaitez faire connaitre votre restaurant auprès du public chinois, n’hésitez pas à aller voir cette page qui présente nos services.

En 2026, le moteur du marché a changé. Ce n’est plus la réouverture post-Covid qui pousse le secteur, c’est la bataille des plateformes de livraison et la course des chaînes vers les villes de troisième et quatrième rang.

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GMA en quelques mots :

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Le marché de la restauration en Chine

Il suffit de vivre quelque temps en Chine pour comprendre l’importance du marché de la restauration. Le restaurant reste un lieu essentiel dans la vie des Chinois : pour la vie de tous les jours, pour voir ses amis, sa famille, sa vie sentimentale, ou pour faire des affaires.
On compte aujourd’hui plus de 4 millions de restaurants en Chine, et le secteur emploierait plus de 17 millions de personnes.
Le marché continue de grossir : selon les données sectorielles 2026, le chiffre d’affaires de la restauration chinoise devrait passer d’environ 3 950 milliards de yuans en 2020 à plus de 8 300 milliards de yuans d’ici 2030.

On peut classer ces restaurants en 4 grandes familles.

Le restaurant de tous les jours

Restaurant "rice-noodle" en Chine
Restaurant « rice-noodle » en Chine

Ils proposent des plats bon marché, entre 5 et 30 yuans. Ce sont des plats simples : nouilles, riz préparé, jiaozi (raviolis chinois), baozi (petits pains fourrés à la viande) ou plats du quotidien.

Il existe un grand nombre de restaurants familiaux qui assurent surtout un service de proximité. On trouve aussi les chaînes de fast-food chinois « low cost », qui proposent des plats simples type « rice noodle » ou des soupes de nouilles. Les consommateurs chinois passent un minimum de temps dans ces lieux et mangent à une vitesse surprenante. Ces chaînes sont en général bien situées : entrée de centre commercial, rue commerçante ou grand carrefour. Les prix ont un peu grimpé depuis, mais l’esprit reste le même : vitesse, prix serré, gros volume.

Les restaurants dits de « rencontre populaire »

Un Restaurant Chinois

Ces restaurants accueillent les réunions de famille ou les rassemblements entre amis. Ce sont de grandes salles bruyantes, ou des salons privés où les Chinois aiment se réunir en cercle fermé. L’ambiance est conviviale et les prix restent bas : comptez entre 20 et 50 yuans le plat.

Chez les Chinois, une seule personne invite et règle l’addition pour tout le monde. La fois suivante, quelqu’un d’autre prend le relai. Payer l’addition est un signe de considération, et les invités le doivent en retour un profond respect. Ces restaurants sont souvent marqués par une forte consommation de bière.

Ce type d’établissement se divise en plusieurs familles selon la nourriture servie : la fondue chinoise, le poisson, les plats épicés, le barbecue, les petites galettes…

Les restaurants luxueux

Restaurant Quanjude de pekin

Les restaurants luxueux en Chine ont connu un essor sans précédent avec la montée d’une nouvelle classe de riches et la multiplication des dîners d’affaires. Les prix sont élevés, réservés à la clientèle aisée : minimum 100 yuans le plat, et parfois beaucoup plus. Le service est soigné, la nourriture raffinée : fruits de mer, poissons, sélection de viandes.

Par exemple, la plus vieille chaîne de restaurants de canard laqué de Pékin, le Quanjude, s’étend sur une dizaine d’étages.

La clientèle principale vient du monde des affaires : businessmen chinois, commerciaux qui invitent acheteurs et décideurs, dîners entre dirigeants, ou rendez-vous pour impressionner. Ces restaurants ont un excellent modèle économique : leurs marges sont élevées, et la cible aisée n’hésite pas à dépenser pour donner de la face (mianzi) à ses invités. Les notes de frais, très répandues en Chine, gonflent aussi le chiffre d’affaires de ces établissements. La taille de ces restaurants est parfois impressionnante, sur plusieurs étages.

West lake restaurant

Le temple de la gastronomie chinoise, le West Lake Restaurant à Changsha, revendique le titre de plus grand restaurant du monde :

  • capacité de 5 000 clients en même temps
  • 1 000 employés
  • 5 cuisines
  • 300 chefs cuisiniers
  • 700 poulets, 200 serpents, 1 700 kilos de porc et 1 000 kilos de piments cuisinés chaque semaine

Les restaurants étrangers

Mac Do bien integre dans le paysage.

Les restaurants étrangers en Chine ne sont plus un phénomène nouveau. McDonald’s et KFC en tête, Subway, Burger King, ont conquis le cœur des jeunes Chinois qui y voient de la modernité, du fashion, de l’exotisme. Cette tendance, longtemps portée par les jeunes actifs urbains aisés, s’étend aujourd’hui à toutes les villes secondaires de Chine. À côté, des chaînes plus haut de gamme comme Starbucks restent des lieux branchés où l’on mange occidental.

Mais le vrai basculement de 2026 vient d’ailleurs : ce sont les chaînes chinoises qui gagnent la bataille du nombre de points de vente. Mixue, la chaîne de boissons et glaces à petit prix, a dépassé Starbucks en nombre de magasins fin 2024, puis McDonald’s début 2025. Elle exploite désormais plus de 53 000 points de vente dans le monde, dont environ 48 000 en Chine, ce qui en fait la plus grande chaîne de restauration au monde, tous formats confondus (Caixin Global). Une bonne partie de cette croissance vient des villes de troisième, quatrième et cinquième rang, où le taux de restaurants en chaîne progresse plus vite que dans les grandes métropoles.

Les grandes enseignes ont envahi le décor urbain chinois, comme le montre ce Mac Do de Shanghai
chine teppanyaki
Chine teppanyaki

Les restaurants asiatiques :

  • japonais (teppanyaki)
  • coréen (barbecue)
  • indien, thaï…

Ces restaurants sont positionnés haut de gamme et attirent surtout la génération des 25-40 ans, avec un pouvoir d’achat important.

Les restaurants gastronomiques, comme les restaurants français, sont considérés comme luxueux, romantiques, classieux, mais très chers. Les menus démarrent autour de 60 euros et attirent une population très restreinte, essentiellement des expatriés.

Les Chinois sont fiers de leur cuisine, mais de plus en plus curieux : ils aiment goûter l’exotisme des cuisines étrangères, même s’ils préfèrent toujours leur propre nourriture.

restaurant en Chine

Ce qui a vraiment changé : la livraison a pris le pouvoir

La photo du marché ci-dessus reste juste, mais elle raconte le restaurant physique. En 2026, une part énorme du chiffre d’affaires du secteur se joue sur les applications de livraison. Le marché chinois de la livraison de repas en ligne pèse désormais plus de 1 850 milliards de yuans, avec un taux de pénétration qui dépasse 30% des dépenses de restauration. Autrement dit : un yuan sur trois dépensé au restaurant part directement d’un smartphone.

Meituan reste le grand gagnant de cette bataille, avec une part de marché stable autour de 70% sur la livraison de repas (South China Morning Post). Mais la guerre continue autour de lui : Alibaba (Ele.me, Taobao Instant Delivery) et JD.com ont chacun engagé des milliards de yuans en subventions pour grignoter du terrain sur le commerce instantané, au point que le régulateur chinois (SAMR) a classé cette guerre des prix parmi ses dossiers prioritaires début 2026 et a convoqué plusieurs plateformes pour limiter la casse. Même Tencent a tenté sa chance sur les plats à emporter, preuve que l’enjeu dépasse largement la restauration : c’est une bataille pour le porte-monnaie mobile des Chinois.

Pour un restaurant qui vise le public chinois, la conséquence est simple. Ne pas être listé sur Meituan et Ele.me, ce n’est plus juste rater un canal de vente : c’est disparaître d’une bonne partie des recherches locales. La fiche du restaurant sur ces plateformes fait autant de travail qu’un site web, parfois plus.

La confiance redevient un sujet business : le scandale des plats préparés

Début 2026, la chaîne Xibei a traversé une crise qui a marqué tout le secteur. Un influenceur a accusé l’enseigne de servir des plats préparés à l’avance et réchauffés, facturés au prix de plats cuisinés sur place. La polémique a pris une ampleur telle que Xibei a fermé 102 restaurants, soit près d’un tiers de son parc, et reconnu des pertes dépassant 500 millions de yuans (Caixin Global).

Le fond du problème n’est pas l’usage de plats préparés en soi. C’est le manque de transparence. Les autorités chinoises ont d’ailleurs mis en consultation début 2026 une norme nationale qui obligera les restaurants à signaler l’usage de plats préparés sur leur menu. Le consommateur chinois n’a rien contre un plat surgelé bien fait. Il a un problème avec un restaurant qui le lui fait payer comme du fait maison.

Pour une marque étrangère, c’est une bonne nouvelle déguisée. La transparence sur l’origine des produits, la fraîcheur, la cuisine ouverte, tout cela devient un argument de vente puissant, à condition de le documenter. Et ça se joue d’abord sur les avis en ligne. Comme le note Jon Wang sur seoagencychina.com, « les clients chinois font davantage confiance aux avis de vrais consommateurs qu’au discours de la marque ». Sur Dianping, sur Meituan, sur Xiaohongshu, la note et les commentaires pèsent plus lourd que la carte imprimée.

Cas concret : un restaurant occidental à Hangzhou qui partait de zéro sur le digital

Thomas dirige un petit restaurant de burgers gourmet à Hangzhou, ouvert avec un associé chinois fin 2025. Bon produit, bon emplacement, mais les premières semaines ont été dures : une trentaine de couverts par jour, alors que le point mort était fixé à soixante-dix.

Le réflexe de Thomas, comme beaucoup d’entrepreneurs occidentaux, a été de miser sur Instagram et sur une jolie enseigne. Ça n’a rien donné : Instagram est bloqué en Chine sans VPN, et une bonne façade ne suffit pas à sortir dans les recherches locales.

Ce qui a changé la donne : une fiche Dianping et Meituan complète, avec photos professionnelles, menu à jour et prix clairs, un programme simple pour inciter les premiers clients satisfaits à laisser un avis, et une présence régulière sur Xiaohongshu autour d’un angle précis, la viande vient d’un fournisseur identifié, le pain est fait sur place chaque matin. Rien d’exceptionnel, mais dit clairement et montré en vidéo courte.

Quatre mois plus tard, le restaurant tournait à plus de cent couverts certains soirs, avec environ 35% du chiffre d’affaires venant de la livraison. La note Dianping est passée de 3,9 à 4,6. Le mécanisme est simple à comprendre : en Chine, un restaurant inconnu n’existe pas tant qu’il n’a pas d’avis. La qualité du plat ne suffit pas si personne ne peut la vérifier avant de pousser la porte.

Ce qu’il faut retenir

Vous souhaitez implanter votre restaurant en Chine, ou attirer plus de clients chinois vers votre établissement existant ? Notre équipe peut vous montrer des solutions peu coûteuses qui fonctionnent. Contactez-nous.

Questions fréquentes

Faut-il être présent sur Meituan et Ele.me dès l’ouverture ?

Oui, dans la mesure du possible. Une bonne partie des recherches de restaurant en Chine passe par ces plateformes plutôt que par une carte ou un site web. Une fiche vide ou incomplète le premier mois coûte des clients qu’il sera difficile de récupérer plus tard.

Comment rassurer les clients chinois après le scandale des plats préparés ?

En montrant, pas en affirmant. Une courte vidéo en cuisine, un fournisseur nommé, une mention claire sur le menu quand un plat est préparé à l’avance. Le consommateur chinois n’est pas contre le plat préparé, il est contre le mensonge sur son origine.

Quel budget prévoir pour la visibilité digitale d’un restaurant étranger en Chine ?

Ça dépend de la ville et de la concurrence locale, mais un budget de lancement raisonnable couvre la mise en place des fiches Dianping et Meituan, une série de contenus Xiaohongshu, et un peu de publicité géolocalisée les premières semaines. C’est un budget marketing modeste comparé au loyer et à la mise en place d’un restaurant.

Olivier Verot, fondateur de GMA

« Un restaurant chinois qui n’existe pas sur Dianping n’existe pas, même s’il fait la meilleure cuisine de la rue. »

Olivier Verot, fondateur de GMA, agence de marketing digital basée à Shanghai depuis 2012, accompagne les marques occidentales sur leur stratégie Chine.

9 commentaires

  • laurent gaudin

    Bonjour
    Pourriez vous me contacter concernant un projet
    merci
    0670752693 (France )

  • SALUT Olivier VEROT ET MERCI POUR LE TOPIC C’EST GENIALE

    JE SUIS D’ORIGINE D FRANCE ET J’AIME DE ME AIDE A OUVRIR UN PIZZERIA A SHENZHEN

    POUR VENDRE LES PIZZA CAREE LES SALÉE …. ET HOT DOG AMERICANO

    ET UNE ESTIMATION POUR LE PRIX DE LOCATION A SHENZHEN A LUOHO

    MERCI D’AVANCE

    BYE

  • J’ai une question a vous posé: est -il favorable de debuté dess affaire on chine (dans la restauration)a vrai dire je veut lancer une chaine de restauration en chine et j’ai besoin de vos conseil s’il vous plait

    Merci d’avance

  • Quand j’y repense c’est un très bon article.

  • j’aime bien rice-noodle, c’est très très delicious!!

  • superbe analyse de la situation des restaurants en Chine

  • Je pense que votre blog est vraiment bien fait, bonne continuation.

  • A
    Marketing Chine

    Merci beaucoup.
    Oui en ce moment je passe beaucoup de temps pour rechercher des info.
    Concernant le Business, les chinois en parlent a partir du 3e-4e rendez vous…Et apres on ne parle que de cela.
    Mais pas tellement pour les repas « entreprise » mensuels.

    Parler Business avec les chinois est très interessant car un grand nombre sont très curieux, et ont un grand sens pragmatique et ont tous la volonté de créer leur société et faire fortune.

  • Chaque fois que je lis ton blog je suis toujours étonné par la qualité des infos que tu fournis. C’est un gros travail de recherche et d ecriture. Chapeau.

    Et sinon concernant la restauration en chine je suis tout a fait de ton avis. Surtout en ce qui concerne les resto de luxe; pour en avoir fait plus d’un, avec ma compagnie, je remarque qu’on ne parle de tout sauf de business durant ces repas. A quoi bon appeler ça un repas d affaire dans ce cas ( et au passage on exhibe les laowais de la boite).

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