Tendances et perspectives du marché chinois de la bijouterie en 2026

Il y a deux semaines, j’accompagnais un client dans une galerie marchande de Jing’an, à Shanghai, pour observer discrètement le comportement des acheteuses devant un comptoir de bijoux. Une femme d’une trentaine d’années a passé de longues minutes à comparer deux bagues: une chevalière en or jaune massif, et une bague fine sertie d’une pierre de couleur avec un design signé par une jeune créatrice chinoise. Elle a fini par prendre la seconde, « pour moi, pas pour la montrer à ma belle-mère », nous a-t-elle glissé en souriant à la vendeuse. Cette phrase résume à elle seule dix ans d’évolution du marché chinois de la bijouterie: l’or reste là, respecté, transmis de génération en génération, mais il n’est plus seul à faire rêver.

Bijoux occidentaux en Chine : Philip Chen a vu les succès et les faux départs. Après plus d’une décennie de vie shanghaienne, le cofondateur de GMA distingue vite les marques qui comprennent ce marché de celles qui le prennent pour un simple relais de croissance.

Pourquoi si peu de marques de bijoux percent vraiment en Chine

Tant de marques espèrent profiter du marché chinois, mais peu y parviennent réellement. La Chine reste le plus grand marché du luxe au monde, avec une industrie de la joaillerie unique, façonnée par des siècles d’histoire et de tradition. Résultat: beaucoup de marques occidentales arrivent avec une image dépassée du client chinois, ou carrément fausse. Quelques idées reçues qu’on entend encore dans nos premiers rendez-vous:

  • « Les consommateurs chinois aiment l’or » : est-ce vraiment encore le cas pour toutes les générations ?
  • « Ils n’achètent que des bijoux hors ligne » : sont-ils aujourd’hui plus à l’aise pour acheter en ligne ?
  • « Ils n’aiment que les diamants » : quels matériaux et quelles pierres préfèrent-ils réellement ? Le segment diamant a d’ailleurs vécu une révolution à lui seul ces trois dernières années, entre naturel et synthèse made in Henan. On y consacre un article entier, on ne va pas tout redire ici.

Dans ce guide mis à jour, on vous emmène à travers les faits et les tendances 2026 qu’il faut connaître pour réussir sur le marché chinois de la bijouterie, tous matériaux confondus: or, argent, jade, pierres de couleur et bijoux fantaisie.

La Chine reste le marché clé pour la bijouterie sur la prochaine décennie

Conseil d’expert

La plupart des marques cherchent un marché rentable et en croissance pour exporter leurs bijoux. La Chine reste, de très loin, la meilleure option pour la majorité des marques pour la décennie à venir.

Une valeur de marché qui a grimpé plus vite que prévu

En 2022, nous écrivions ici que le marché chinois de la bijouterie, évalué à 795 milliards de CNY, passerait à 865 milliards de CNY en 2026. La réalité a dépassé cette prévision : selon les derniers rapports sectoriels chinois, le marché a atteint environ 978 milliards de CNY en 2025, en hausse de 25,6 % sur un an, un record historique. Autrement dit, le secteur n’a pas simplement suivi la trajectoire annoncée, il l’a largement dépassée, porté par la montée en gamme et par l’essor des marques locales.

Valeur du marché de l’industrie chinoise de la bijouterie

L’or continue de peser lourd dans cette croissance : il représenterait aujourd’hui plus de 70 % du marché en valeur selon plusieurs analyses 2026, loin devant les diamants et les pierres de couleur. Si votre marque de bijoux n’a toujours pas profité de cet énorme marché, c’est le moment de faire le premier pas.

Ce que disent vraiment les chiffres chinois de 2026

Le fait marquant de ces deux dernières années, c’est la montée en puissance des marques locales de bijouterie fine, sur un marché longtemps dominé par les maisons occidentales. Laopu Gold (老铺黄金), pionnier de l' »or à l’ancienne » (古法黄金), est devenu la première marque chinoise à intégrer le cercle très fermé des marques de luxe reconnues à l’international, avec un style qui mêle orfèvrerie traditionnelle et codes du luxe contemporain. Son chiffre d’affaires du premier semestre 2026 a bondi d’environ 60 à 65 % sur un an. Mais le titre a aussi perdu plus de la moitié de sa valeur boursière depuis son pic de l’été précédent, dans un contexte de recul du cours de l’or et de doutes sur la soutenabilité de sa croissance. Une bonne illustration d’un marché chinois qui récompense vite, mais qui pardonne peu l’excès de confiance.

Autre évolution structurante : la consommation « 悦己 » (yuèjǐ, littéralement « se faire plaisir à soi-même »). Historiquement, le bijou en Chine s’achetait avant tout pour un mariage, une fiançailles ou un cadeau. En 2026, une part croissante des achats, surtout chez les femmes actives urbaines, se fait sans occasion précise: un bijou qu’on s’offre pour se féliciter d’une promotion, ou simplement pour se faire du bien. Les jeunes actifs chinois ont même transformé l’achat d’or en une forme d’épargne ludique, en accumulant des petites pépites appelées « 金豆 » (jīndòu, littéralement « haricots d’or »), rachetables gramme par gramme.

Sur les canaux de découverte, les chiffres 2026 confirment le basculement déjà amorcé: la bijouterie représente désormais plus de 22 % des interactions sur les contenus mode de Xiaohongshu, et les catégories les plus dynamiques de la plateforme (comme les bijoux en argent, +54 % sur un an) sont justement celles qui misent sur le port quotidien plutôt que sur l’occasion exceptionnelle. Les 18-34 ans représentent aujourd’hui plus d’un tiers des ventes de bijoux en or à eux seuls, selon les données 2025-2026 relayées par 要客研究院 et le bilan du premier semestre 2026 de Xiaohongshu. Même des marques occidentales plus accessibles en profitent : Swarovski a par exemple enregistré une croissance à deux chiffres sur Douyin au premier trimestre 2026 avec sa gamme en cristal recyclé, positionnée entre 300 et 800 RMB.

Une clientèle plus jeune, à fort potentiel

La majorité des marques de haute joaillerie et de bijouterie fine que nous rencontrons se demandent encore qui est vraiment leur cible en Chine continentale. Selon les données disponibles, environ 55 % des clients de la bijouterie ont entre 25 et 34 ans, et 36 % entre 35 et 44 ans. Les 25-44 ans représentent donc 91 % des clients de la bijouterie, à cheval sur les Millennials et la Gen Z, ce qui explique pourquoi les leviers marketing pensés pour cette tranche d’âge sont aujourd’hui incontournables en Chine.

En Chine, la population se répartit en moyenne à 22 % de Millennials et 16 % de génération Z. Le marché de la bijouterie reste donc un marché concentré, avec 91 % des ventes générées par 38 % de l’ensemble des tranches d’âge de consommateurs. Et cette génération, biberonnée à Xiaohongshu et au concept de yuèji, achète pour elle-même bien plus que ses parents ne l’ont jamais fait.

L’e-commerce, toujours plus incontournable dans la bijouterie

Avec le développement rapide des outils digitaux en Chine, l’e-commerce est devenu le moyen principal pour la plupart des consommateurs chinois de faire leurs achats, de la nourriture aux vêtements en passant par les bijoux. Les ventes de bijoux en ligne représentaient déjà 58 % du marché total il y a quelques années. En 2026, ce taux dépasse largement les 64 % qu’on anticipait alors, porté notamment par la percée du social commerce sur Xiaohongshu et par le live shopping sur Douyin, qui n’existaient tout simplement pas à cette échelle il y a cinq ans. Pour toute marque occidentale qui veut vendre des bijoux en Chine, l’e-commerce n’est plus une option secondaire, c’est le canal principal.

Part de marché des ventes en ligne sur le marché chinois

Ce que vous devez savoir sur les clients chinois de la bijouterie

L’or n’est plus la couleur préférée de tous les Chinois

Quand on pense à la couleur la plus luxueuse pour les Chinois, la première image qui vient à l’esprit de la plupart des Occidentaux est généralement la couleur « or ». En réalité, l’or représente un état de luxe en Chine parce que c’était historiquement la monnaie ayant la plus grande valeur, et la couleur associée à l’empereur et à la famille royale dans les dynasties anciennes.

Mais au 21e siècle, les Chinois ne portent plus tout en or partout. Dans de nombreuses situations, l’or est même perçu comme une couleur un peu désuète, voire rustique. Il existe en chinois un terme pour la couleur or trop appuyée, « 土豪金 » (tǔháo jīn), qui signifie littéralement « l’or des riches rustiques ». Le terme est dit sur le ton de la plaisanterie, mais il montre bien que l’or ne convient plus à tous les produits ni à tous les Chinois.

En chinois, la couleur or pur trop appuyée est appelée « 土豪金 », ce qui signifie « l’or des riches rustiques ».

Gemmologue de la division luxe de GMA

Le bijou reste un objet d’investissement, et un symbole social

Depuis les débuts de la bijouterie en Chine, les pièces sont généralement fabriquées en or, en argent et en différents types de jade. Ces matériaux sont considérés comme précieux et gardent leur valeur pendant des siècles. Acheter un bijou avec ces matériaux en fait non seulement un accessoire, mais aussi un actif transmissible à la génération suivante.

Cet état d’esprit traditionnel reste très présent au 21e siècle : l’achat d’un bijou haut de gamme digne de ce nom relève autant de la consommation que de l’investissement. Offrir le bon bijou joue aussi sur le « 面子 » (miànzi), la notion de face et de statut social si centrale en Chine : un cadeau de valeur reconnue valorise à la fois celui qui l’offre et celui qui le reçoit. Les clients chinois sont plus disposés à payer cher pour des bijoux en matériaux précieux qui garderont leur valeur dans le temps, mais il sera difficile de les convaincre d’acheter des bijoux en matériaux bon marché à prix élevé. D’où leur confiance dans les marques établies, avec une histoire et un savoir-faire artisanal reconnus. Pour tout nouvel entrant, les consommateurs chinois se demanderont toujours si la pièce gardera sa valeur, voire en gagnera, dans les années à venir.

La préférence pour le matériau continue d’évoluer

Tout comme l’or n’est plus la couleur la plus recherchée, l’or jaune n’est plus non plus le matériau le plus recherché par tous. De nombreux clients chinois d’un certain âge veulent encore des bijoux en or, mais de plus en plus de jeunes clients hésitent à porter de l’or jaune, jugé peu à la mode. C’est la même dynamique pour le jade et la néphrite, pourtant parmi les matériaux les plus chers de la catégorie.

L’or blanc, un concept encore flou pour beaucoup de clients

Si vous vendez des bijoux en Chine, on vous interrogera souvent sur votre assortiment d’or blanc. En général, les consommateurs chinois demandent ce qu’est réellement « l’or blanc », un concept flou pour eux car ils ne connaissent pas bien ce matériau. Il peut facilement être confondu avec l’argent ou le platine.

En général, l’or blanc fait référence à deux types de matériaux : l’or 18 carats de couleur blanche, et le platine. Cette confusion vient du fait que ces deux matériaux ont la même couleur, la même texture, et un prix élevé. Le nom chinois du platine, « 铂金 », ressemble d’ailleurs beaucoup à celui de l’or blanc, « 白金 ». Un détail à ne pas négliger dans l’élaboration de votre marketing et de votre communication en Chine.

Le diamant, un cas à part en Chine

Le diamant est généralement perçu différemment des autres pierres précieuses en Chine : c’est une industrie à part entière, alors que le rubis, l’émeraude, le jade ou l’aigue-marine sont souvent regroupés dans la catégorie floue des « autres pierres », y compris sur Tmall. Les raisons : le diamant est devenu un incontournable du mariage, sa valeur peut durer longtemps, le marketing historique de De Beers a marqué les esprits, et il peut être classé selon une norme stricte contrairement à la plupart des pierres de couleur.

Ce qu’on ne développe pas ici, c’est le bouleversement majeur qu’a connu ce segment depuis 2023 : la Chine est devenue le premier producteur mondial de diamants de synthèse, avec des prix de laboratoire aujourd’hui inférieurs de 85 à 90 % à ceux du naturel, et une bascule nette des jeunes acheteurs vers cette option. On a détaillé tout ce mécanisme, les chiffres et les implications marketing dans notre article dédié à l’attrait des diamants en Chine, si votre marque travaille spécifiquement cette pierre.

Les tendances du marché de la bijouterie en 2026

L’or rose, une valeur toujours sûre

Alors que l’or jaune perd en popularité et que l’or blanc ou l’argent manquent parfois de caractère en design, les consommateurs chinois ont voulu une nouvelle couleur chaude. Cet appétit pour l’or rose concerne aussi bien les femmes que les hommes. Il reste aujourd’hui la deuxième couleur la plus populaire après l’argent, et sur Tmall, les articles les plus vendus par les marques de bijouterie fine restent les bagues, colliers et bracelets en or rose.

Les pierres de couleur séduisent toujours plus de clients chinois

Le diamant reste un symbole de luxe et de bon goût, mais à force d’être omniprésent, de plus en plus de Chinois cherchent un produit de niche. Les pierres de couleurs différentes sont bien accueillies, en particulier par la jeune génération. La Gen Z chinoise est à l’origine de cette tendance, avec une forte demande de couleurs uniques pour affirmer son propre goût et sa personnalité.

Autre différence culturelle à garder en tête : la théorie des pierres de naissance est également populaire en Chine, ce qui fait d’un bijou avec une pierre de naissance précise une bonne option de cadeau d’anniversaire.

Les hommes chinois, un public qu’on ne peut plus ignorer

L’usage de pierres et de métaux précieux dans les bijoux était historiquement associé aux femmes, ce n’est plus le cas en Chine. De plus en plus de jeunes consommateurs cherchent des designs créatifs pour affirmer leur goût. Influencés par des cultures différentes, notamment la culture hip-hop, de nombreux clients masculins chinois achètent des bijoux avec des motifs mode assumés.

Bijoux pour hommes diamant

Le sur-mesure, toujours plus demandé

Les clients chinois se lassent des bijoux au design identique. Ils sont de plus en plus disposés à payer plus cher pour une pièce personnalisée. Qu’il s’agisse d’une simple gravure ou d’un design entièrement sur-mesure, la personnalisation ajoute de la valeur perçue et une façon d’être unique, un besoin qui rejoint directement la logique du « 悦己 » évoquée plus haut : se faire plaisir avec une pièce qui n’existe qu’en un exemplaire.

Les pierres de synthèse : le virage qu’on n’avait pas anticipé

Il y a quelques années, nous écrivions ici que les pierres synthétiques peinaient à convaincre en Chine, perçues comme de « fausses » pierres précieuses. Cette prudence a volé en éclats. La Chine produit aujourd’hui plus de 60 % des diamants de laboratoire au monde, essentiellement depuis le Henan, avec des prix inférieurs de 85 à 90 % au naturel. Une part croissante des jeunes couples qui se fiancent choisit désormais volontairement la synthèse, pour obtenir une pierre plus grosse au même budget. Ce basculement dépasse largement le seul diamant : il change la façon dont toute une génération perçoit la valeur d’une pierre. On développe ce sujet en détail, chiffres à l’appui, dans l’attrait des diamants en Chine.

Les bijoux éthiques, un critère qui pèse de plus en plus

Le concept de bijouterie éthique existe depuis des années, popularisé en Chine continentale notamment par le film « Blood Diamond ». La demande de bijoux éthiques continue de croître : de plus en plus de marques utilisent de l’or et de l’argent recyclés pour répondre à cette attente. La majorité des marques qui vendent des produits en diamant font aussi des efforts pour garantir une pierre éthique. Swarovski en donne un bon exemple 2026 avec sa gamme en cristal recyclé, qui cartonne justement sur Douyin auprès d’un public jeune et sensible au sujet.

La stratégie de marque éthique en Chine reste toutefois différente de celle qu’on connaît en Occident : l’éthique n’est pas la raison principale d’achat, mais elle peut devenir une raison de ne pas acheter en cas de controverse. Pour toucher le bon public avec vos bijoux éthiques, misez pleinement sur WeChat et Xiaohongshu : créer la conversation sur ces réseaux, toucher un large public et jouer sur l’émotion reste le meilleur moyen d’y arriver.

Comment commercialiser sa marque de bijoux en Chine en 2026

Utilisez les réseaux sociaux pour votre image de marque et votre ciblage

Le marketing sur les réseaux sociaux reste l’outil clé pour toute marque en Chine. Grâce à leur usage massif, les marques peuvent faire du branding et du marketing sur ces plateformes plus facilement et à moindre coût que la publicité traditionnelle, avec des bénéfices à long terme. Créez un compte officiel sur Xiaohongshu (Petit Livre Rouge) ou WeChat : la majorité des consommateurs de bijoux s’y trouvent, entre articles, contenu éducatif, sorties de produits et groupes privés. Sur Xiaohongshu en particulier, tout commence par le « 种草 » (zhǒngcǎo, littéralement « planter l’herbe », c’est-à-dire faire naître l’envie via du contenu qui ne ressemble pas à de la publicité) : une acheteuse ne cherche pas votre marque, elle tombe sur le post d’une KOC qui montre sa bague au quotidien. C’est cette graine plantée qui la fera chercher votre nom sur Baidu ou Tmall trois semaines plus tard. Prévoyez une équipe de rédacteurs et designers chinois pour éviter tout faux pas de mots, de symboles ou de couleurs.

Conseil d’expert :

Xiaohongshu, ou Red, change la façon dont la Chine consomme le luxe. L’Instagram chinois donne des idées aux consommateurs, des conseils de style de vie aux influenceurs, et de l’inspiration aux consommatrices pour leur prochain achat. Toute marque de luxe devrait y investir, c’est une nécessité aujourd’hui.

Olivier Verot, fondateur GMA

Baidu, votre meilleur allié pour construire une réputation de marque solide

Vous faites encore du référencement uniquement sur Google ? Il est temps d’essayer autre chose en Chine.

Google étant bloqué en Chine, vos efforts sur ce moteur n’atteignent jamais vos clients chinois. Baidu, premier moteur de recherche du pays, reste le meilleur moyen d’améliorer votre visibilité et de renforcer votre réputation. Il vous faudra une équipe de référencement chinoise pour adapter votre site et renforcer votre présence sur les plateformes digitales chinoises. En 2026, un chantier s’ajoute à ce travail classique : le GEO, l’optimisation pour les moteurs conversationnels comme DeepSeek ou Doubao, de plus en plus utilisés par les acheteurs pour comparer des bijoux avant même de chercher une boutique.

Trouvez vos clients grâce à une boutique phare Tmall

Comment vos clients peuvent-ils être sûrs d’acheter le vrai produit de votre marque sans gaspiller leur argent dans de faux bijoux ? N’importe qui pouvant ouvrir sa propre boutique sur Tmall ou Taobao, il est essentiel que votre boutique officielle soit clairement identifiable.

Créer votre boutique officielle sur Tmall vous aide à gagner en visibilité et à dissiper les doutes des clients au moment de l’achat. Même sans bien connaître la plateforme, un partenaire Tmall peut vous accompagner tout au long du processus.

Conseil d’expert :

Tmall reste le meilleur moyen pour les consommateurs chinois de faire du shopping. On y trouve tout : témoignages, live-streamers, données sur les tendances. Tmall est aujourd’hui l’allié incontournable des marques de luxe en Chine.

Philip Chen, cofondateur de GMA, expert e-commerce en Chine, sur LinkedIn

Le live-streaming, la nouvelle façon de booster vos ventes de bijoux

Quelle est votre première image du live-streaming ? Un jeu ? Des chanteurs ? En Chine, le live-streaming s’applique à tout, bijoux compris. Avec le succès des ventes en direct, qui combinent live-streaming et e-commerce, les clients achètent désormais n’importe quoi via ce canal, y compris des bijoux de taille moyenne et inférieure. Même les distributeurs chinois demandent maintenant aux marques d’avoir une boutique et de diffuser en direct sur Douyin. La concurrence entre marques et créateurs de contenu y est féroce, un vrai cas de « 内卷 » (nèijuǎn), cette surenchère permanente où tout le monde travaille plus dur juste pour garder sa place, sans que le gâteau grandisse vraiment pour personne. D’où l’intérêt de bien choisir ses partenaires plutôt que de multiplier les lives à l’aveugle.

Solutions concrètes : comment GMA fait décoller une marque de bijoux en Chine

La plupart des marques de bijoux qui nous contactent chez GMA arrivent avec la même question mal posée : « comment fait-on de la pub en Chine ? » Ce n’est jamais la bonne entrée. La bonne question, en 2026, ressemble plutôt à : « où est-ce que je me positionne sur un marché où l’or grimpe de 25 % par an, où les marques locales montent en gamme plus vite que prévu, et où mes clients passent d’un achat rituel à un achat plaisir ? » Répondre à ça demande une méthode, pas une simple campagne traduite depuis Paris ou Milan.

Notre division luxe, dirigée par un talent expérimenté issu de LVMH et épaulée par un expert en gemmologie accrédité HRD Anvers et AIGS (Asia Institute of Gemological Science), commence toujours par un audit de positionnement. On regarde votre offre actuelle, on la compare aux standards du marché chinois (or traditionnel, or à l’ancienne façon Laopu Gold, bijoux fantaisie créateurs, pierres de couleur), et on identifie où vous pouvez raisonnablement vous battre. Une maison patrimoniale avec un vrai savoir-faire artisanal n’a aucun intérêt à jouer la carte du prix face aux volumes chinois, sa bataille se joue sur l’histoire et la transmission. Une marque plus jeune et créative, à l’inverse, a tout à gagner à assumer un positionnement « 悦己 », pensé pour l’auto-achat plutôt que pour le cadeau de mariage.

Une fois ce positionnement clarifié, on construit la présence digitale autour, en général sur quatre chantiers menés en parallèle. D’abord, une stratégie de contenu Xiaohongshu bâtie autour du zhongcao : sélection de dix à vingt KOC pertinentes, pas forcément les plus suivies mais les plus crédibles sur le sujet bijoux, avec un calendrier de publication étalé sur huit à douze semaines pour créer un effet de récurrence plutôt qu’un pic isolé qui retombe aussitôt. Ensuite, un compte WeChat structuré en « private domain » : mini-programme d’achat, CRM qui retient les préférences de chaque cliente, et service après-vente qui entretient la relation, parce qu’en bijouterie la deuxième vente arrive souvent des années après la première, au gré des anniversaires, fiançailles ou promotions. Troisième chantier, une présence Douyin pensée pour le live shopping, avec un ou deux lives mensuels animés par quelqu’un qui connaît vraiment la matière, pas un simple présentateur commercial. Quatrième chantier, le référencement Baidu classique complété par le GEO pour les moteurs conversationnels, un sujet devenu sérieux depuis que de plus en plus d’acheteurs chinois posent directement leurs questions à une IA avant de chercher une boutique.

Un exemple concret, anonymisé, d’un client à moi. Une maison de bijoux fantaisie européenne, positionnée sur des pièces en argent et pierres semi-précieuses à prix accessible, nous a contactés fin 2025 avec un problème précis : ses ventes chinoises stagnaient autour de 2,5 millions de RMB par an depuis trois ans, alors que des marques locales concurrentes doublaient leur chiffre sur la même période. Ils avaient déjà tenté une boutique Tmall classique, sans stratégie de contenu derrière, en misant tout sur des publicités payantes ponctuelles autour du Nouveau Bijou du mois. Résultat : beaucoup de trafic acheté, très peu de fidélisation, et un coût d’acquisition client environ deux fois et demie supérieur à leur objectif. Le problème n’était pas le produit, plutôt bien pensé, mais l’absence totale de récit autour.

Ce qui a marché, c’est un repositionnement complet autour de trois piliers : une collection capsule pensée pour l’auto-achat plutôt que le cadeau, avec un discours assumé de « petit plaisir du quotidien » plutôt que de « bijou d’exception » ; une campagne de zhongcao sur Xiaohongshu centrée sur des KOC du quotidien plutôt que des célébrités inaccessibles, qui montraient le bijou porté au bureau, en rendez-vous, en week-end ; et un compte WeChat avec un programme de fidélité simple, offrant un petit avantage à chaque troisième achat. Le mécanisme est simple à expliquer : la marque a arrêté de vendre un bijou pour une occasion et a commencé à vendre un plaisir personnel récurrent, exactement au moment où le marché chinois basculait vers cette logique. Résultat sur neuf mois : +64 % de ventes en ligne, panier moyen stable mais fréquence de rachat en hausse de 40 %, et coût d’acquisition client divisé par deux. Rien de magique, juste un positionnement enfin aligné avec ce que cherchait vraiment l’acheteuse chinoise de 2026.

Ce travail de fond s’appuie sur des années de cas similaires. Voici trois exemples réels, menés par notre équipe.

Haute joaillerie : Jaubalet

Marque française de haute joaillerie installée Place Vendôme à Paris, Jaubalet peinait à se faire connaître en Chine et à toucher une clientèle aisée. Avec GMA, la marque a mieux compris sa clientèle chinoise et la façon d’attirer les voyageurs fortunés à l’étranger, tout en optimisant son site pour renforcer sa visibilité et son e-réputation.

Résultats :

  • Position de premier rang sur Baidu
  • +500 % de trafic organique en ligne
  • +250 % de trafic hors ligne

Bijouterie fine : Garrard

Fondée en 1735 par le maître orfèvre George Wicks, Garrard, premier joaillier officiel de la Couronne britannique depuis 1834, a contacté GMA pour sa stratégie de marque en Chine face à une faible visibilité locale. Nous avons optimisé son site pour les clients chinois et bâti une stratégie de référencement Baidu.

Résultats :

  • Stratégie complète de référencement Baidu
  • Conseil sur l’expérience utilisateur

Bijoux créatifs : Les Georgettes

Marque de bijoux créatifs combinant bandes de métal et de cuir personnalisables, Les Georgettes a demandé l’aide de GMA pour attirer plus de clientes chinoises. Nous avons construit leur e-réputation sur les réseaux sociaux, notamment WeChat et Weibo.

Résultats :

  • +12 000 vues et 1 200 followers par mois sur WeChat
  • +172 000 vues et 1 500 réactions par mois sur Weibo
  • Amélioration de l’e-réputation grâce à des relais presse dans les 4 premiers magazines du secteur

Le marché chinois de la bijouterie n’attend pas : à vous de vous positionner

Le marché chinois de la bijouterie n’a jamais été aussi grand, ni aussi mouvant. Il a dépassé les 978 milliards de CNY, il récompense les marques locales qui savent raconter une histoire aussi bien qu’un savoir-faire, et il a vu toute une génération basculer vers un achat plaisir plutôt qu’un achat de circonstance. Rester sur l’image d’un marché chinois uniquement séduit par l’or et le diamant, c’est se priver d’une bonne partie de ce qui fait vraiment vendre aujourd’hui : le sur-mesure, les pierres de couleur, l’argent bien dessiné, le récit derrière chaque pièce.

La bonne nouvelle, c’est qu’il reste beaucoup de place pour les marques occidentales qui font l’effort de vraiment comprendre ce marché, à condition de ne pas y arriver les mains vides avec une campagne traduite à la va-vite. Depuis Shanghai, c’est ce que nous faisons chez GMA pour les bijoutiers, de la maison patrimoniale à la jeune griffe créative : trouver la bonne position, parler sur les bons canaux, puis convertir la curiosité en clientèle fidèle.

Si vous envisagez sérieusement le marché chinois de la bijouterie, le pire calcul serait d’attendre encore un an pendant que vos concurrents, chinois ou occidentaux, prennent la place. Contactez-nous pour un premier échange gratuit de 30 minutes : on vous dira honnêtement si le moment est bon pour vous, et par où commencer. Vous pourriez être la prochaine marque à partager son histoire de réussite en Chine.

Philip Chen, cofondateur de GMACofondateur chez GMA, Philip Chen sait distinguer un vrai 古法黄金 d’un faux à trois mètres de distance, mais reste incapable de dire non à un comptoir de bijoux fantaisie bien mis en scène. Retrouvez-le sur LinkedIn si vous voulez parler marché chinois, ou juste comparer vos pires négociations ratées.

1 commentaire

  • Café audrey

    J’ai en ma possession une belle pierre de conch j’aimerais obtenir une belle et vraie estimation

Laissez votre commentaire