Par Philip Chen, cofondateur de GMA. Douze ans à Shanghai à regarder les marques françaises débarquer pleines d’espoir, certaines percent, d’autres se cassent les dents, et il n’est pas toujours facile de deviner lesquelles avant coup.

En février 2018, j’ai lu pour la première fois l’article que vous êtes en train de terminer. On y annonçait que la marque française Les Georgettes, ces manchettes réversibles qu’on voyait sur tous les poignets d’Instagram, allait « séduire la Chine ». Une boutique sur Nanjing West Road à Shanghai, une autre au Lee Garden de Hong Kong, et la promesse d’un e-commerce qui allait faire le reste.
Huit ans plus tard, je suis retourné voir ce qui s’était vraiment passé. Et l’histoire n’est pas celle qu’on avait imaginée à l’époque. Pas un fiasco non plus. Quelque chose de plus intéressant : une marque qui a failli disparaître en France avant même d’avoir eu le temps de vraiment s’installer en Chine. On va y venir, avec les chiffres. Mais d’abord, remettons en contexte pourquoi tout le monde, nous y compris, pensait que cette marque avait toutes les cartes en main.
Une marque française à l’honneur
La marque de bijoux française Les Georgettes s’est fait connaître très rapidement après que ses manchettes aient été identifiées aux bras de célébrités internationales. Le principe : des bijoux aux couleurs réversibles et interchangeables.
Le concept des manchettes Les Georgettes
Les manchettes Les Georgettes sont un concept qui met la personnalité de l’acheteuse en avant en lui offrant la possibilité de composer le style de son bijou elle-même. Ce bijou personnalisable se décline en bague, pendentif et ornement de sac à main. L’acheteuse choisit le design de son bijou, son métal et sa finition, puis une lanière de cuir réversible à deux couleurs qui s’attache sous la structure du bijou en métal.
L’idée est de pouvoir adapter le même accessoire à ses différentes tenues et à son humeur du jour. La force de l’entreprise, à l’époque, était de réussir à classer ses produits haut de gamme tout en les rendant accessibles aux portefeuilles de la classe moyenne. En Europe, la marque ciblait les femmes de tout âge avec des coloris frais et matures, dans un design raffiné. Elle revendiquait aussi son made in France, un critère qui pèse lourd pour beaucoup de consommatrices tant le savoir-faire français est reconnu en matière de mode.
Les Georgettes ont misé sur le e-commerce

La marque s’était construit une solide réputation en deux ans à peine. Elle avait particulièrement misé sur sa communication sur les réseaux sociaux et réunissait des milliers de fans sur ses comptes Instagram et Facebook. Elle était présente en e-commerce dès le début, sur son propre site mais aussi chez de nombreux revendeurs. Le concept avait séduit hors des frontières de l’hexagone et s’exportait en Europe, en Australie, aux États-Unis, et en Asie, la Chine au centre des ambitions.
Qui était la clientèle visée par Les Georgettes en Chine ?

En Chine, les jeunes citadines étaient le principal segment visé. Ces jeunes femmes ont grandi dans une génération d’enfants uniques. Elles ont été le centre de l’attention vers lequel leur famille proche (les deux parents et quatre grands-parents) a investi ses ressources pour leur assurer la meilleure éducation possible. Une responsabilité assez lourde à porter : briller en société, pour deux ou trois personnes à la fois.
La réussite sociale, objectif numéro un des jeunes Chinoises

Être la meilleure élève aux examens, obtenir un travail bien rémunéré, être compétitive et élégante, se trouver un mari, avoir des enfants, prendre soin de ses parents âgés. Autant de responsabilités que les familles nombreuses d’autrefois répartissaient entre plusieurs enfants et que la génération de l’enfant unique porte seule. On appelle ça le 内卷 (neijuan), littéralement « s’enrouler vers l’intérieur » : une compétition sociale si intense que tout le monde court plus vite sans jamais gagner de terrain. Le shopping de marque devient une des rares victoires visibles et rapides dans cette course.
Ce sont des jeunes filles habituées à obtenir plus pour elles et particulièrement familiarisées au luxe. Citadines des grandes villes, leur niveau de vie est supérieur aux revenus moyens des villes de province. Elles sont donc attirées par les grandes marques et peuvent consacrer un budget conséquent à la mode.
Les Chinoises connaissent bien les marques étrangères

Cette génération a grandi alors que la Chine s’ouvrait progressivement à l’étranger. Il est bien vu d’envoyer son enfant étudier à l’étranger et de lui faire apprendre l’anglais dès le plus jeune âge. Ce sont donc des jeunes filles familiarisées aux cultures occidentales bien plus que leurs parents ne l’étaient. Elles connaissent les marques et les attributs de chaque pays dans les différents secteurs de consommation. La France et l’Italie gardent les plus fortes réputations mondiales dans le luxe et la mode, et Les Georgettes, avec son cuir produit en Italie et son design produit en France, alliait les deux.
Ce que recherchent les consommatrices chinoises

Il est important pour la femme chinoise moderne de briller par son ambition et son élégance, dans une double quête de réussite professionnelle et de mariage. Les citadines cherchent une image favorable en société et se tournent vers les marques de luxe pour obtenir l’approbation de leur entourage. Les accessoires, qu’il s’agisse de cosmétiques, de logos de prêt-à-porter ou de bijoux, permettent d’afficher publiquement une ascension sociale, ou du moins le statut social rêvé. On appelle ça le 面子 (mianzi), la face : moins une question de vanité qu’une monnaie sociale qu’on montre et qu’on protège.
Les achats de luxe deviennent une norme sociale, il faut en avoir pour être « in ». Une norme avec ses revers : trop banalisées, certaines marques qui faisaient fureur se retrouvent délaissées et remplacées par de nouveaux must-have. Quel Longchamp ou Vuitton n’a pas connu cette déconvenue en Chine, obligé de revoir sa communication ?
Comment s’offre-t-on les bijoux de luxe en Chine ?

Les achats de bijoux onéreux ont lieu pour le Nouvel An chinois et s’offrent en famille, ou par le conjoint lors des trois Saint-Valentin célébrées en Chine : le 14 février, le 20 mai et le 8ᵉ jour du 8ᵉ mois lunaire. Petite anecdote qui reste vraie huit ans plus tard : la réception de chaque cadeau se doit d’être affichée sur son profil WeChat en guise de remerciement, avec la joie d’avoir reçu un cadeau de marque visiblement cher. Un cadeau gros et onéreux est à l’image de l’estime portée à celui ou celle qui le reçoit.
Ce qui s’est vraiment passé : le recadrage qu’on se doit de faire

Voilà où j’aurais aimé pouvoir écrire trois paragraphes triomphants sur la conquête chinoise des Georgettes, avec des chiffres de ventes sur Tmall et une boutique flagship à Xintiandi. Je ne peux pas, et je préfère vous le dire franchement plutôt que de recycler la promesse de 2018 comme si elle s’était réalisée.
Ce qui s’est passé est presque l’inverse de ce qu’on avait anticipé. La marque n’a pas buté sur la Chine, elle a d’abord buté chez elle. La société Altesse, qui développait et distribuait Les Georgettes et sa marque sœur Les Cadettes, a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Paris le 30 mai 2024, avec une date de cessation des paiements fixée au 16 mai. Fin septembre 2024, le tribunal a retenu l’offre de reprise portée par trois entrepreneurs, Olivier Bègue, Laureen Michel et Fabien Royer, tous issus de l’immobilier, de la grande distribution textile et de la bijouterie. Le 31 octobre 2024, le tribunal a prononcé la liquidation judiciaire de la société Altesse elle-même, mais la marque a survécu à sa maison mère grâce à ce rachat, finalisé en décembre 2024.
Un an après, en décembre 2025, le bilan publié par la presse professionnelle du secteur donne une idée assez précise de ce qui s’est passé : un chiffre d’affaires de 17 millions d’euros, en croissance de 15% sur un an, porté par des canaux de vente très différents de ceux qu’on décrivait en 2018. L’e-commerce représente 35% du chiffre d’affaires, les distributeurs spécialisés (bijouteries, horlogeries) 32%, les boutiques en propre 24%, et l’export seulement 9%. Le sourcing, lui, reste à 60% français et 40% à l’étranger, notamment en Thaïlande et en Chine pour la fabrication, ce qui n’a plus grand-chose à voir avec l’argument « made in France » mis en avant à l’époque. Une nouvelle équipe travaille depuis sur une collection 100% fabriquée en France pour recoller avec ce positionnement.
Est-ce que la Chine a disparu des radars de la marque ? Difficile à dire avec certitude, aucune source ne mentionne aujourd’hui de boutique officielle, de partenariat Tmall ou de campagne active sur le marché chinois. Ce qu’on peut affirmer, en revanche, c’est que l’export ne pèse que 9% du chiffre d’affaires total de la marque en 2025, et que la priorité affichée par la nouvelle direction est de stabiliser le marché domestique français avant de repenser une expansion internationale. Autrement dit : la Chine n’a jamais vraiment reçu l’investissement qu’un lancement sérieux sur ce marché exige, parce que la marque avait, entre-temps, une bataille de survie à mener chez elle.
Ce n’est pas un cas isolé. On voit passer chaque année des marques françaises séduisantes sur le papier, un bon produit, une belle histoire, une présence people, qui annoncent la Chine comme prochaine étape logique sans avoir sécurisé leurs fondations à la maison. La Chine ne pardonne pas l’improvisation : c’est un marché qui demande un budget dédié, une équipe locale ou un partenaire fiable, et surtout de la patience, pas une ligne dans un plan d’expansion internationale rédigé un peu vite.
Le marché chinois de la bijouterie en 2026 : ce qui a vraiment changé
Pendant que Les Georgettes traversait sa zone de turbulences en France, le marché chinois de la bijouterie, lui, n’a pas attendu. Voici ce que disent les chiffres les plus récents, utiles à toute marque étrangère qui regarde encore vers la Chine aujourd’hui.
Le marché chinois de la bijouterie a atteint environ 978 milliards de yuans en 2025, en hausse de 25,6% sur un an, un record historique selon le guide des tendances du secteur publié par Sina Finance. Un autre institut spécialisé, l’Institut de recherche Yaoke, évalue à part le segment « bijouterie de luxe » à environ 750 milliards de yuans pour la même année, dans son rapport 2026 sur l’indice de luxification des marques de bijoux chinoises. Les deux chiffres racontent la même histoire : un marché immense, et en pleine recomposition.
Cette recomposition, c’est la montée en gamme des marques locales. En 2025, deux marques chinoises, Laopu Gold et Qilin, sont devenues, pour la première fois, des marques de luxe reconnues à l’échelle mondiale, mettant fin à un siècle de quasi-monopole occidental sur ce segment. Dix-huit marques chinoises supplémentaires ont rejoint le segment haut de gamme, soit 78,3% du total des marques de bijoux positionnées haut de gamme sur le marché chinois. Sur le segment très spécifique de l’or à l’ancienne (古法黄金), les marques chinoises comme Laopu Gold ou Chow Tai Fook ont désormais une avance nette sur des acteurs occidentaux comme Swarovski, en savoir-faire, en storytelling culturel et en réseau de distribution.
Pour les marques de bijoux plus accessibles, celles justement positionnées comme Les Georgettes, la dynamique se joue ailleurs : sur le contenu. Sur Xiaohongshu, la bijouterie et les accessoires ont représenté 22,38% des interactions de la catégorie mode au premier semestre 2026, et les notes consacrées aux bijoux en argent ont progressé de 54% sur la même période. La plateforme, avec plus de 3,2 milliards d’utilisateurs actifs mensuels et 600 millions de recherches par jour, fonctionne sur un principe que les Chinois appellent le 种草 (zhongcao), littéralement « planter l’herbe » : on montre un produit dans son contexte de vie réel, on donne envie sans vendre frontalement, et la conversion suit. 70% des utilisateurs de la plateforme achètent après avoir consulté en moyenne 15 publications.
Le discours a changé aussi. D’après les données de plateforme relayées en 2026, le contenu mode et bijoux sur les réseaux sociaux chinois est passé du « quoi acheter » au « pourquoi acheter ». La consommatrice chinoise de 2026 ne cherche plus seulement un statut à afficher, elle cherche une histoire qui lui ressemble. C’est ce qu’on appelle le 悦己 (yueji), se faire plaisir à soi-même : un bijou n’est plus seulement un cadeau de couple ou une preuve de réussite face à la belle-famille, c’est aussi un petit luxe qu’on s’offre pour soi, seule, sans occasion particulière à justifier. Une évolution qui, ironiquement, aurait pu très bien servir une marque comme Les Georgettes, pensée justement pour se réinventer au quotidien selon l’humeur de celle qui la porte.
Ce qu’on aurait fait différemment : la section solutions
Je ne raconte pas l’histoire des Georgettes pour enfoncer une marque qui se bat, honnêtement, courageusement, pour se relever chez elle. Je la raconte parce qu’elle illustre un problème qu’on voit passer dans notre bureau de Shanghai presque chaque mois : une marque avec un bon produit, une belle histoire et zéro branding pensé pour la Chine. Voici comment on aborde ce problème chez GMA, concrètement, avec notre agence de branding en Chine.
La première erreur qu’on corrige presque systématiquement, c’est de croire que le branding en Chine consiste à traduire son site et à ouvrir un compte WeChat. Ça ne fonctionne pas comme ça. Le branding chinois se construit sur des canaux qui n’existent tout simplement pas en Occident, ou qui y jouent un rôle marginal : Xiaohongshu pour la découverte et la preuve sociale, Douyin pour le divertissement et la conversion rapide, Baidu pour la recherche et la légitimité, WeChat pour la relation client dans la durée. Une marque qui débarque sans stratégie sur ces quatre canaux à la fois part avec un handicap qu’aucun budget publicitaire ne rattrape après coup.
Concrètement, notre travail commence toujours par une étude de positionnement : où se situe la marque face à la concurrence chinoise et occidentale déjà installée, quel segment de prix elle vise réellement une fois confrontée au marché local, et surtout, ce qui fait sa légitimité aux yeux d’une consommatrice chinoise. Pour une marque française de bijoux personnalisables comme Les Georgettes, cette légitimité aurait dû s’appuyer sur trois piliers : le savoir-faire français, le concept de personnalisation quotidienne (qui colle parfaitement au 悦己 dont on parlait plus haut), et une histoire de marque racontée en chinois, pas juste traduite du français.
Ensuite vient la phase de construction : identité de marque adaptée (un nom chinois qui sonne bien et qui se prête au bouche-à-oreille compte pour beaucoup), guidelines visuelles pensées pour les formats verticaux et courts de Xiaohongshu et Douyin, et une sélection de KOL et KOC pertinents pour le secteur, pas les plus gros comptes du moment mais ceux dont l’audience correspond vraiment à la cible. On travaille aussi la présence digitale de fond : SEO et SEM sur Baidu, un site pensé et hébergé pour le marché chinois (un site européen classique charge trop lentement depuis la Chine continentale, ce qui tue la conversion avant même que le message ait eu une chance), et un travail de e-réputation pour que les premières recherches Baidu ou Xiaohongshu sur la marque renvoient une image cohérente. Les premiers signaux de notoriété peuvent apparaître en quelques semaines, mais construire une marque crédible et installée prend généralement entre six et douze mois, pas moins.
Un exemple qui n’est pas très éloigné du cas des Georgettes : un de nos clients, une maison française d’accessoires en cuir milieu de gamme, nous a contactés il y a deux ans avec un problème presque identique. La marque tournait bien en France, autour de 4 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, mais son unique tentative chinoise, un an plus tôt, un simple magasin Tmall ouvert sans stratégie de contenu ni de trafic, avait généré moins de 15 000 yuans de ventes sur douze mois. Le dirigeant pensait, comme beaucoup, que le produit « se vendrait tout seul » grâce à son étiquette France. Il s’était trompé, et il n’était pas seul : c’est très exactement l’écueil sur lequel butent la plupart des marques qu’on rencontre.
On a repris le dossier à zéro. D’abord un audit de positionnement qui a montré que la marque, en France perçue comme accessible et pratique, risquait en Chine d’être noyée dans la masse des marques de milieu de gamme sans signal de désirabilité clair : sur ce marché-là, sans une histoire forte, on est invisible, on ne survit pas dans le 内卷 concurrentiel du commerce en ligne chinois. On a retravaillé la narration de marque autour d’un point différenciant réel, le tannage végétal des cuirs, une pratique rare et valorisée par une audience chinoise de plus en plus sensible à la traçabilité, et on l’a raconté à travers une série de contenus Xiaohongshu tournés dans l’atelier français, avec sous-titres chinois et voix off en mandarin. On a sélectionné douze KOC dans la niche maroquinerie durable plutôt qu’un seul gros KOL généraliste, un choix de budget qui a aussi permis un contrôle de discours plus fin. En huit mois, le compte Xiaohongshu de la marque est passé de zéro à plus de 40 000 abonnés, et la boutique Tmall, relancée avec un vrai plan de trafic payant couplé au contenu organique, a généré 380 000 yuans de ventes sur les six mois suivants, soit un peu plus de 25 fois le chiffre de l’année précédente. Le mécanisme n’a rien de magique : c’est simplement la différence entre exister sur le marché chinois et y être présent sans y être vu.
Se lancer en Chine, ça se prépare, pas ça s’improvise
L’histoire des Georgettes, dans sa version 2026, n’est pas une leçon de morale sur une marque qui aurait échoué. C’est une leçon plus utile que ça : même une marque avec un excellent produit, une vraie identité et un potentiel réel sur le marché chinois peut voir cette opportunité lui filer entre les doigts si elle n’a pas les fondations, chez elle et en Chine, pour la saisir au bon moment. Le marché chinois de la bijouterie pèse aujourd’hui près de 1 000 milliards de yuans et continue de se réinventer autour de nouveaux codes, 悦己, contenu Xiaohongshu, montée en gamme du local. La fenêtre est ouverte pour les marques étrangères qui savent s’y prendre, elle ne l’est pas pour celles qui espèrent qu’un joli produit suffira.
Si vous dirigez une marque française, ou plus largement occidentale, qui envisage la Chine, ou qui y est déjà présente sans vraiment y exister, ne recommencez pas l’erreur qu’on a vue trop souvent : ne traitez pas ce marché comme une ligne budgétaire secondaire. Construisez le branding, la narration et la présence digitale avant d’ouvrir la boutique, pas après. C’est exactement ce que fait notre équipe chez GMA depuis plus de dix ans à Shanghai, et c’est cette étape, plus que n’importe quel coup de chance, qui sépare les marques qui percent en Chine de celles qui restent une belle histoire jamais racontée jusqu’au bout. Parlons de votre projet : contactez notre agence de branding en Chine et voyons ensemble ce que votre marque a vraiment à offrir au marché chinois, et comment le raconter pour qu’on l’entende.
Pour plus de lecture, retrouvez-nous sur notre site Marketing Chine.
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Philip Chen est cofondateur de GMA. Il collectionne les histoires de marques françaises en Chine comme d’autres collectionnent les timbres, avec en prime le mauvais réflexe de toujours vouloir vérifier si la fin de l’histoire tient encore debout. Retrouvez-le sur LinkedIn.

